Le slow travel, qu’est-ce que c’est ?

slow travel vallee du feu

Participer à un atelier de cuisine local, séjourner dans une ferme en permaculture, faire un bivouac collectif au son d’une guitare… Les possibilités de pratiquer le slow travel sont infinies ! Souvent qualifiée de slow tourisme en français, en voici ma propre définition : il s’agit de partir hors des sentiers battus, vivre à fond le moment présent et déconnecter. Également adressé aux baroudeurs (et baroudeuses) ayant une forte conscience écologique, ce type de voyage donne en effet l’occasion de faire des rencontres locales et d’utiliser les mobilités douces. En voici un aperçu plus détaillé…

Expérimenter un tourisme plus riche et authentique

Les slow travelers voyagent généralement pour rencontrer les populations dans le respect de leurs traditions. Ils/elles veulent se faire une véritable idée de la vision du monde sur place, des manières de vivre et des coutumes locales. Ils/elles en ont plus que marre des villes touristiques surpeuplées et dépourvues d’authenticité. Ce qu’ils/elles recherchent, ce sont de petits villages à explorer en totale immersion. Les activités doivent également permettre un dépaysement profond, dans la simplicité et la sobriété. Si vous êtes dans ce cas, je vous conseille d’utiliser la géolocalisation pour faire votre repérage personnel. Trouvez des endroits éloignés des villes qui restent accessibles et représentent un attrait pour vous. Ce lieu semble avoir une histoire particulière ou valoir le coup d’œil pour ses paysages atypiques ? Foncez ! Pour vous aider à trouver l’inspiration, je vous renvoie à mon top 10 des destinations insolites de 2025. Certains villages y ont été découverts par des blogueurs et commencent à être repérés des agences de voyage. Mais cela peut être absolument partout, alors allez-y sans vous censurer ! Vous détecterez de vraies pépites que vous n’aviez jamais soupçonnées auparavant. 

Découvrir une destination en prenant son temps

Le slow travel signifie littéralement « le voyage lent ». Cela implique de prendre son temps en se déplaçant à travers un itinéraire défini. On pratique des activités qui permettent d’explorer la nature dans le calme et la sérénité, comme la méditation ou la randonnée. Rythmes lents et minimalisme sont à l’honneur dans ce mode de tourisme alternatif. On multiplie ainsi les externalités positives, pour soi comme pour les autres. On se sent plus en phase avec ce qui nous entoure et le temps se suspend. Bref, je mets intentionnellement l’accent sur cette lenteur. Avant même d’aborder le tourisme responsable, éthique ou encore humanitaire, cette démarche est en effet très liée à nos modes de vie quotidiens, en particulier dans les villes. Il me semblait important de le rappeler. À l’inverse de nos trains de vie citadins, on ne va donc plus se positionner comme des consommateurs, mais comme des invité.es, et appréhender cette expérience en toute humilité. Le faire en pleine conscience est encore mieux pour apprendre à lâcher-prise et être plus ouvert.e aux imprévus ! 

Le slow travel pour respecter l’environnement et les populations locales

L’écotourisme est un bon moyen de soutenir les communautés locales des lieux visités et d’y valoriser le patrimoine. Les slow travelers font preuve de solidarité en ce sens et se déplacent souvent à l’aide de mobilités bas-carbone, comme le vélo ou même le bateau. Ces choix visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre générées par le secteur touristique de façon significative et de respecter les lieux. Les produits locaux sont également valorisés dans cette démarche. Les revenus générés restent ainsi dans les territoires et permettent aux habitants de valoriser leurs savoir-faire. Une telle approche donne la possibilité aux communautés d’accueil de partager sans subir les effets néfastes d’un tourisme de masse. En contrepartie, on peut découvrir des saveurs authentiques et apprendre des pratiques agricoles ancestrales. En résumé, la philosophie du voyage lent encourage une consommation responsable et réfléchie. Plutôt que d’accumuler les destinations, on développe ainsi une compréhension nuancée d’un territoire, de ses enjeux environnementaux et sociaux. La qualité est donc privilégiée à la quantité, tout simplement. Et pour aller plus loin, je vous encourage à consulter cet article sur le voyage écologique !

Même s’il devient très tendance, le slow travel ne date pas d’aujourd’hui ! Il découle à l’origine d’un véritable mindset. Allant à l’encontre de la société de consommation qu’on essaie de nous imposer depuis bien longtemps, cette pratique demande encore des investissements en faveur des localités visitées. Mais cela n’empêche jamais un slow traveler déterminé de trouver sa voie ! Et vous, quelle est la vôtre ? Avez-vous des destinations à recommander en ce sens ?

Sources :

https://www.slow-tourisme-lab.fr/fr/19423-2/

https://infos.ademe.fr/societe-politiques-publiques/2024/et-si-vous-testiez-le-slow-tourisme-cet-ete/

https://www.ecologie.gouv.fr/actualites/slow-tourisme-quoi-parle-t#:~:text=D%C3%A9couvrez%20le%20%C2%AB%20slow%20tourisme%20%C2%BB%2C,plus%20respectueux%20de%20l’environnement.&text=Pratiquer%20le%20slow%20tourisme%2C%20c,%2C%20historique%2C%20culturel%20et%20gastronomique

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